Samedi 24 octobre 6 24 /10 /Oct 13:05
Elle ferme la porte, tire la chaînette et soupire. Enfin rentrée. Le boulot a été tuant, ses pieds lui font un mal de chien et c'est avec un gémissement de soulagement qu'elle vire ses chaussures à talons dans le placard de l'entrée, où elle accroche aussi son sac à main, et dépose sa pochette avec ses dossiers à traiter pendant le week-end.
Un coup d'oeil dans le miroir de sur le placard : elle est fatiguée, on voit ses cernes, ses cheveux sont encore plutôt bien coiffés, attachés sur la nuque en chignon, malgré quelques mèches un peu rebelles, mais la veste est froissée, le foulard autour du cou aussi...
Elle essuie ses mains un peu moites sur la jupe de son tailleur, réflexe de gamine, et se décide à ouvrir la porte. Elle aurait pu entrer dans le salon, juste comme ça, passer sous l'arche accueillante et lumineuse, mais elle ouvre la porte à côté, un ancien WC, et elle allume la lumière, le ventre un peu serré, pour découvrir son épreuve du jour, pour savoir ce qu'il lui a réservé.
Cela va faire quelques temps déjà qu'ils jouent à ce petit jeu, mais chaque fois qu'elle entre elle a le coeur au bord des lèvres et elle vacille entre impatience et crainte, de peur de ne pas arriver à affronter ce qu'il aura prévu pour elle. Elle a un mal fou parfois à entrer dans le moule de ses désirs, et à abdiquer sa volonté au seul profit de la sienne à lui.

Sur les murs des étagères, plusieurs, un miroir, et au fond, à la place des anciens WC, une petite douche. Au milieu, un tabouret, et dessus...
La laisse, le collier... ça elle a l'habitude. Il aime sa petite chienne et souvent il dépose ses deux attributs. Mais aujourd'hui... Il y a un objet en plus, une boîte en carton, qu'elle ovure avec les mains qui tremblent un peu. Un bout de tissu, replié... des rubans... ça ressemble à un manteau pour chien, une sorte de corset en carreaux écossais, à nouer sur le devant par des rubans verts, c'est... moche, hideux, ridicule, elle grince des dents, et soulève l'objet du bout des doigts, le rouge aux joues... Il voudra prendre des photos sûrement et elle déteste déjà l'idée de s'y voir... Elle est tellement absorbée par le "corset-manteau de chien à sa mémère" qu'elle a reposé le carton sans vraiment y prendre garde. Il bascule et tombe et émet un bruit clinquant, qui l'alerte : il n'est pas encore vide, elle a failli passer à côté d'un autre accessoire!
Elle se penche et ramasse ce qui a roulé sous l'étagère garnie de crèmes, huiles, lubrifiants, de quelques accessoires aussi, des rosebuds de différentes tailles, ornés parfois de bijoux à leur extrémité, de plugs, de vibromasseurs, de menottes, de chaînes... Sa main se pose sur quelque chose de soyeux, pelucheux, et elle tire... Avant de déglutir violemment.

Elle tient à la main une boule de peluche bouclée, crème, qui se finit par ce qui est indéniablement un plug anal... Une queue de caniche... Il veut qu'elle porte une queue de caniche... Ses jambes tremblent, et elle s'assoit sur le tabouret, et le combat commence, éternellement recommencé, entre les deux parties de son moi, les deux êtres qu'elle abrite, la chienne et elle. Elle tremble de partout à présent, au bord du dégoût, de la nausée, mais elle sait que le combat doit s'achever vite, car elle n'a presque plus le temps. Et elle refuse d'échouer.
Elle se déshabille, les jambes lourdes, retire collant, jupe, veste, chemisier, même ses dessous en dentelle claire, sobres et discrets, et plie le tout pour le poser sur l'étagère. Elle est nue et le grand miroir lui renvoie son image, et elle sait qu'elle va avoir du mal cette fois encore à accepter ce qu'il va lui renvoyer dans quelques instants.
Elle commence par le plus facile, le collier. Elle n'éprouve ni fierté particulière ni honte : elle en a trop l'habitude, c'est du tout venant, elle accroche la laisse, et la laisse pendre sur son ventre, avant de se décider à tourner le collier autour de son cou, la laisse dans le dos. La caresse de la boucle de cuir entre ses reins la fait frissonner, et elle sent la chienne s'éveiller. Elle renifle avant de saisir le manteau, et de le passer autour de sa taille, il laisse déborder ses seins, les fait un peu remonter, et serre sa taille et ses hanches, une fois qu'elle l'a bien serré et noué. Elle se trouve moche, et les franges façon tapis qui débordent du bas sont vraiment ridicules... Elle tergiverse, ajuste, resserre... Elle cherche à gagner du temps, mais elle va devoir s'y coller... Elle a déjà saisi le lubrifiant, et en dépose une noix sur ses doigts, avant de se pencher et de se cambrer pour enduire son anus.

Elle tente de faire le vide dans son esprit, de ne surtout pas visualiser l'image qu'elle voit sans arrêt de cette femme à quatre pattes aux seins pendants, aux cuisses écartées, et à la petite queue ronde en peluche crème enfoncée dans le cul. La nausée, encore, et enfin, cette curieuse et paradoxale sensation de chatouillis dans le creux du ventre, cette petite chaleur... Ses doigts vagabondent un court instant de son trou du cul à son clitoris et l'effleurent, pour se donner du courage, elle mordille ses lèvres quand elle se rend compte de ce qu'elle fait, et déglutit.
Elle a suffisamment excité son anus, pour y glisser deux doigts, elle pose sur le tabouret la queue, pointe en haut, et la maintient d'une main, avant de tendre le cul pour s'y asseoir, et enfoncer l'objet au plus profond. Il n'est pas énorme et rentre plutôt bien, elle le fait tourner pour qu'il pénètre plus facilement, et ses yeux croisent le miroir, lui montrent son expression concentrée, tendue, la langue sortie entre ses dents, la bouche entrouverte, le rouge aux joues, la chienne... Elle gémirait presque de se voir aussi crument. Les tétons sont pointus, durcis, elle se mord la lèvre.
Elle se met à quatre pattes, et attrape entre ses dents la laisse qui pendouille, son sexe que ses cuisses ouvertes dévoilent frissonne au courant d'air, et elle constate qu'elle est déjà bien mouillée... Elle repousse le rideau qui ferme le fond ddu sas et entre dans le salon, prudente : le miroir est sans teint, il l'a vue se caresser, et il va la punir, elle sait qu'il aura déjà à portée de main son martinet. Et elle a raison : il claque des doigts et le martinet tapote la couture de son pantalon quand sa voix ronronne :


"Dis donc ma sale petite chienne en chaleur, tu n'as pas honte de me faire attendre pour te doigter en cachette?"

Elle fond, la voix la transporte, toute honte bue, elle vient se coller à ses jambes, et tend son cul, la boule de peluche gigote, mais elle n'en a cure, elle est sa chienne, les chiens ça n'a honte de rien, et surtout pas de plaire à leur maître.
Par Kireseth - Publié dans : Chroniques de la Soumission
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