Sadèmes, nouvelles sado-masochistes
Le couloir bifurque, se tord comme un serpent, tu as presque l'impression de revenir sur tes pas pendant un moment, et soudain, une lumière plus vive te fait plisser les yeux. Devant toi s'ouvre
une salle au haut plafond arrondi en coupole, soutenu par de grandes colonnes décoratives aux chapiteaux évasés, commeune forêt de gigantesques champignons. L'architecture art nouveau laisse à
penser que l'ensemble est ancien et appartient aux plus vieilles ramifications du métro… Tu passes quelques colonnes, et à ta droite, tu aperçois une sorte de tente, un dais bleu roi tendu entre
les piliers de métal torsadé, derrière un voile fin, tu devines une silhouette indubitablement féminine, allongée sur le coté dans un mœlleux divan. Une voix douce, riche, et teintée d'un léger
accent oriental demande :
«Il y a quelqu'un? Qui va là?»
Tu soulèves un coin du voile et tu entres. Va au numéro 18
Tu préfères faire demi-tour, et retourner dans la salle précédente, va au numéro 17