Sadèmes, nouvelles sado-masochistes
Elle dormira jusqu'à près de midi. C'est Jeanine qui la réveille en ouvrant les rideaux et en lui portant un plateau repas : un brunch aux couleurs et aux odeurs variées : café, crème, jus de
fruits frais, salade de pêches, céréales croustillantes, yaourt onctueux, un oeuf à la coque, du fromage de hollande en tranches fines...
"Monsieur voudrait vous voir dans son bureau à une heure, il a dit que vous saurez vous rendre disponible pour cette heure là."
Estelle rougit comme une pivoine... Le terme disponible... Ca n'a plus la même signification à présent. Elle se réfugie dans son repas en balbutiant un merci.
Jeanine s'en va, et elle pose son plateau qui ne lui a servi que de prétexte. Disponible... Elle fouille l'armoire, et réfléchit : hors de question de risquer encore une réprimande ou une
punition, ses nerfs ne le supporteraient pas. Elle se saisit d'une jupe longue, en coton froissé, et d'un bustier à fines bretelles, avec une fermeture sur l'avant. Sobre, mais parfaitement
adapté à sa volonté : montrer à Gardolles qu'elle avait saisi l'allusion, qu'elle n'était pas qu'une gourde stupide.
Une bonne douche, elle lave ses cheveux, s'habille, se sent bizarre sans les sous-vêtements dont elle a l'habitude. Une paire de sandales à talons mi-hauts, elle est prête. Il lui reste une
demi-heure à tuer... Elle tourne en rond... Ses souvenirs l'assaillent, et le résultat ne se fait pas attendre : son ventre se serre, de désir frustré et de honte de l'éprouver...
Elle décide de descendre dans le jardin, qui plie sous le soleil.
Elle marche dans l'herbe tondue avec une précision diabolique, à croire qu'aucun brin n'est plus haut que le suivant... Elle hume les fleurs, ici des roses, là un arbuste à papillons, et essaye
de calmer les battements impatients et angoissés de son coeur.
Il est temps de retourner vers la maison... Elle ne veut pas être en retard. Elle se retourne et laisse échapper un cri : il se tient juste là et elle ne l'a même pas entendu arriver.
"Bonjour Mademoiselle. Ne prenez pas la peine de venir à mon bureau, vous avez raison : avec le temps magnifique qu'il fait, autant en profiter. Suivez-moi et allons marcher un peu."
"Oui Monsieur."
Il tend le bras, très gentleman, et elle y pose sa main. Puis il les dirige, lentement mais sûrement, vers l'abri des arbres en lisière du parc.
"Il y a trop de soleil pour rester à y déambuler sans chapeau. Mais ici, nous aurons de l'ombre."
Ils font quelques pas encore, puis il amorce la véritable conversation :
"Je vois que vous m'avez bien compris, quand je vous ai priée de vous rendre disponible."
Elle ne répond rien mais le rouge lui monte aux joues. Bon sang mais pourquoi est-ce que le fait qu'il la veuille nue sous ses vêtements la fait mouiller?
"Arrêtons-nous quelques instants, je voudrais voir ça."
Elle déglutit, il lâche son bras et recule d'un pas, puis deux. Elle se sent godiche, des vagues d'appréhension frissonnent le long des ses membres et lui donnent la chair de poule.
Il montre son bustier :
"Ouvrez."
Ses doigts sont gourds, tremblants, elle ripe plusieurs fois, mais elle ouvre un premier bouton, puis un autre. Elle espère que ça lui suffira mais il ne dit rien, elle continue, trois...
quatre... puis le dernier... Ses seins nus s'offrent et elle constate combien leurs pointes sont resserrées, piquetées de duvet dressé au garde à vous.
Il la regarde, et ordonne :
"Les mains dans le dos, la tête baissée, cambrez-vous et montrez-vous."
Elle passe ses mains dans son dos, les serre l'une contre l'autre, et baisse la tête. Il se déplace autour d'elle, inquisiteur, puis son doigt pointé comme un pistolet vient se placer entre ses
omoplates et appuie, douloureusement :
"Cambrez-vous j'ai dit. Déjà que vous n'avez pas une poitrine opulente, vous devez au moins la mettre en valeur."
Elle se cambre pour échapper au point sensible dans son dos
"Gardez cette position..."
Il continue à tourner autour d'elle, et elle le voit sortir un appareil photo de sa poche. Elle mord sa lèvre... Si seulement ces saletés n'existaient pas... Mais sa honte sera d'autant plus
complète qu'il pourra lui mettre sous le nez l'image de sa dépravation. Il fait quelques clichés, puis ordonne à nouveau :
"Soulevez-votre jupe par devant, je veux voir votre sexe."
Elle commence à avoir du mal à respirer. Elle hésite, il le sent, et ne le laisse pas passer. Sa main fuse, et la gifle.
"Ne vous avisez pas de résister."
Elle a cessé de réfléchir ses mains attrapent le bas de la jupe, la remontent, la froissent dans le creux de son ventre.
"Plus haut..."
Encore quelques centimètres, son sexe glabre apparaît dans toute sa crudité.
"Veillez à rester cambrée."
Elle obtempère, et insidieusement, l'idée se forme qu'elle aimerait bien savoir à quoi elle ressemble comme ça... Il prend encore quelques photos, et ordonne encore :
"Ecartez vos cuisses"
Elle écarte les jambes, pas assez, il en veut encore, elle écarte plus, il lui demande de plier les genoux, elle se sent comme aux WC turcs, et commence à avoir du mal à garder son équilibre.
Il photographie toujours, elle voit jouer le zoom sur l'objectif, et ferme les yeux, envahie d'une nausée couplée d'une vague de chaleur lascive.
"Asseyez vous par terre et écartez moi ça un peu plus, posez vos mains sur vos cuisses, et pressez les bien fort."
La posture est d'une indécence incroyable : il la force à offrir son sexe à la vue, puis à rejeter la tête en arrière pour que ses seins viennent ponctuer la scène comme des cerises sur un
gâteau.
"Hum... Non, pas encore assez salope : posez vos doigts sur vos lèvres et écartez les largement..."
Elle gémit, là... Ses mains refusent de lui obéir et la sanction ne se fait pas attendre : il saisit ses cheveux, la fixe et la gifle encore, deux fois, avant de lâcher entre ses dents
:
"Vous avez sans doute besoin d'une autre séance dans la cave... Votre éducation laisse encore trop à désirer."
Elle secoue la tête et se force à contrôler ses mains pour les poser sur son sexe, et l'ouvrir, l'écarteler, et le montrer. Il recule, et continue à la prendre en photo...
Il semble satisfait, et lui dit :
"A genoux. C'était correct, vous faites des progrès."
Elle se relève, se redresse, sa jupe retombe sur ses cuisses, il sourit, la pointe du doigt et insiste :
"Relevez-la, je ne vous ai pas autorisée à vous cacher."
Elle remonte la jupe, pour qu'il puisse à nouveau voir la fente sous son ventre.
"Ecartez un peu, ça fait prude, et je déteste les prudes."
Elle écarte les genoux qu'il vient heurter du bout de sa chaussure. Il laisse son regard glisser de son sexe à ses seins, et elle avale sa salive avant de faire la seule chose qu'il attend
évidemment d'elle : elle creuse le dos et fait jaillir ses tétons en avant. Il hoche la tête.
"Oui, vous commencez à comprendre."
Encore des photos, encore... Puis il vient poser l'appareil dans le creux des plis de sa jupe :
"Ne bougez pas, je reviens."
Elle l'entend s'éloigner de quelques pas, trifouiller les buissons derrière elle, et il revient avec à la main des branches, garnies de larges feuilles et de noisettes pas encore mûres. Il
arrache consciencieusement la parure feuillue pour ne garder que les tiges souples. Elle mordille sa lèvre, car elle se doute du dénouement de l'opération.
"Vous avez peur à nouveau, n'est-ce-pas? Pourtant vous savez que la douleur va vous vider de votre pruderie et de vos angoisses... Les femmes sont parfois très illogiques, pas vrai?"
C'est une provocation, elle se doit d'éviter à tout prix d'y répondre. Il se penche, attrape l'appareil, le remet dans sa poche, et recule un peu, serrant dans sa main son faisceau de
branchages, avant d'intimer :
"Tirez votre jupe en arrière et mettez vos mains dans le dos."
Elle lisse les plis de la jupe, serre les mains, et sanglote nerveusement, sans larmes, pure boule de peur.
Il ne la frappe pas... Elle est étonnée : les branches viennent la frôler : ses seins, ses cuisses, son sexe, il passe doucement le balais sur sa peau...
Il glisse les branches sous son sein gauche, puis sous le droit, décrit un cercle autour, chaque frôlement, chaque microscopique griffure des tiges assaille son esprit... Qu'est-ce que ça
ferait s'il frappait là? Et là? Et ici?
Mais il ne répond pas à ses questions : il encercle le ventre de bruissements de branchages, puis ses cuisses, et son sexe ouvert, encore et encore... Elle se tortille un peu... Mais elle est
dingue ou quoi? Elle devrait être soulagée qu'il ne la fouette pas, mais elle a ce goût d'inachevé, le besoin d'en finir... Ses seins sont durs de l'attente, son ventre tordu de
l'incertitude, ses cuisses humides... Soudain, alors qu'il a éloigné les branches pour doucement frôler ses tétons, alors qu'elle trépigne à l'intérieur, qu'elle fait les cents pas dans sa
tête, que ça hurle : Mais frappe moi bordel, frappe!, elle se surprend à murmurer :
"Sil vous plaît Monsieur..."
"Hum?"
"S'il vous plaît... "
Les mots ne sortent pas mais ses seins se tendent, ses cuisses s'ouvrent et frémissent, sa respiration est rapide, hachée...
"S'il vous plaît..."
"Dites-le."
"Je voudrais... S'il-vous-plaît... Je voudrais... Faites...faites-moi mal..."
C'est un murmure, à peine un souffle, mais c'est sorti et elle sent une pierre tomber de son coeur pour aller rouler à terre. Il frôle son sein gauche, lève le bras et les branches sifflent,
l'impact lui coupe le souffle, pas de douleur, mais parce que l'attente prend fin, que le puzzle se met en place, que la serrure joue enfin pour que la porte s'ouvre, elle gémit...
"Oui..."
Soyons francs, comparé à la canne de la veille, c'est presque une caresse. Ca fouette un peu, certes, mais c'est de loin moins douloureux que ce qu'elle craignait et cette constatation la
galvanise, elle se sent légère et inspire à pleins poumons tandis qu'il flagelle se seins, son ventre, puis ses cuisses. Elle savoure la chaleur, la brûlure montante, progressive et diffuse,
comme quand on reste trop longtemps au soleil. Elle se tend vers les branchages, et se galbe à leur rencontre, se laisse embrasser et caresser.
"Moins peur?"
Il a murmuré, elle sourit, saisie d'une étonnante extase de surprise et de soulagement.
"C'est la peur qui fait le plus mal, au fond... Pas vrai?"
Les coups sont plus forts, plus durs, elle réalise qu'il a ôté quelques branches, il n'en reste plus que trois à son bouquet plus cuisant. Mais elle n'en a cure, elle supporte, et elle
s'étonne encore de supporter si bien. Il choisit enfin la branche la plus longue, la plus fine et jette les autres...
"Vous allez avoir des marques, si je continue. Cela ne vous fait pas peur?"
Elle gigote sur ses talons, impatiente, et répond vivement :
"Non!"
Il rit :
"Espèce de perverse gourmande, insatiable salope!"
Il la frappe encore et encore, et sa peau déjà luisante et cramoisie menace d'éclater sous les coups et elle geint, ça chauffe, ça brûle, ça la dévore et elle aime ça, elle aime, elle aime,
oui...Oui... Elle transpire, la sueur lui coule dans les yeux, pique sa peau à vif, perle de ses cuisses et de ses seins, elle frémit de toute sa chair.
"Cessons là, vous en réclamez trop pour votre peau fragile."
Il a jeté la branche et elle couine, frustrée. Il agrippe ses cheveux, la douleur pique ses yeux et la fait crier, cette fois la souffrance est insupportable, elle lâche dans un pleur :
"Pardon, pardon..."
"Vous vous oubliez, ma chère... "
Il la lâche et recule, elle reprend ses esprits en sortant de sa transe doucement... Il a l'air fâché, ennuyé... Et il attend.
Son attitude soudain froide et distante ne laisse aucun doute sur ce qu'il attend d'elle... Le fond de son être hurle à l'impossible, son dos se couvre de frissons dans la sueur tiède... Elle
lutte contre elle-même plus que contre lui ou sa volonté : en fin de compte, c'est là l'enjeu, pas vrai? accepter de ne plus avoir de volonté propre, de ne plus avoir le droit de dire
non...
Elle ferme les yeux comme si ça rendait les choses plus faciles, se penche en avant en cambrant sa croupe, et se prosterne, les mains jointes au sol, agrippant la terre comme pour se donner
du courage.
"S'il vous plaît, Monsieur, pardonnez moi..."
Pas de réponse... Elle a commis l'erreur trop souvent en trop peu de temps sans doute, il veut lui donner une leçon : si demander pardon suffisait, ce serait sans doute trop simple? Elle
balance, entre l'envie de tout envoyer balader, de se lever et de partir, et celle d'en avoir encore, de ne pas tarir la source du plaisir... Or si elle en veut encore, il faut qu'elle
paie...
Elle s'avance, chienne repentante qui geint aux pieds de son maître et tortille son croupion en rampant... Elle murmure :
"Je vous demande pardon, s'il vous plaît... Je vous en prie... S'il vous plaît..."
Devant sa froideur, elle se fait douce comme la pâte à pain, moelleuse et suave, elle quémande, et son ventre crie sa honte dans une vague de contractions fascinantes... Il reste inflexible,
elle cherche ses mots, il n'en reste plus que ceux-là :
"Je vous en supplie..."
"Vous êtes incroyable..."
Il secoue la tête.
"Pourtant vous n'êtes pas stupide, mais vous faites et refaites les mêmes erreurs, à croire que vous le faites exprès. Mais je vais vous passer l'envie de vous moquer de moi... Si la punition
physique ne suffit pas à vous éduquer, passons à quelque chose de plus psychologique."
Il fouille dans sa poche, pas celle avec l'appareil, mais l'autre, et en sort un mince ruban noir... Il ordonne :
"A genoux!"
Elle se redresse, et se tient aussi conformément que possible à ce qu'il lui a montré, à genoux, les cuisses ouvertes et les reins creusés pour mettre en avant ses seins.
Il se penche vers elle et elle sent comme il trifouille ses cheveux, les repousse sur le côté, sans douceur, ça tire. Il passe le ruban autour de son cou : du cuir... Un cliquetis métallique
et elle sent sa gorge serrés dans l'anneau de cuir. Encore un bruit et il recule : de sa main part une fine laisse de cuir, reliée visiblement à son collier. Elle écarquille les yeux et doit
serrer les dents pour ne pas lâcher une expression outrée. Il la tance du regard, avant d'ajouter, d'une voix ferme et aux inflexions légèrement moqueuses :
"Gardez vous de faire des commentaires : les chiens mal élevés, moi je leur mets des muselières."
Elle se mord la lèvre : surtout ne rien dire...
Il commence à marcher vers la maison et elle doit le suivre, la laisse commence à tirer. Elle tente de se remettre sur ses deux pieds, mais un regard goguenard se pose sur elle :
"Vous n'imaginez pas que les chiens marchent sur deux pattes, si?"
Elle doit donc rester à quatre pattes, son bustier ouvert, ses seins pendants vers le sol, sa jupe sale et froissée se prenant dans ses genoux à chaque pas, gauche, et ridicule...
Si encore ils étaient seuls... Mais là, près du massif de roses, une silhouette courbée lui provoque des sueurs froides. Et en plus, ils se dirigent droit vers... Vers qui d'ailleurs? Elle
n'a jamais vu cet homme, grand, baraqué, jeune, le torse nu, une casquette un peu de travers sur la tête, bronzé à la limite du trop cuit, l'oeil et le poil noir...
"José, vous tombez bien! Alors? les nouveaux plants de rosiers Ronsard? Ils se sont faits à leur nouvel habitat?"
"Parfaitement Monsieur. Ils sont en boutons, leurs fleurs ne vont pas tarder à éclore et ils sentent déjà comme une véritable parfumerie de luxe."
Les deux hommes rient et elle voudrait s'enfoncer sous terre... Puis Gardolles se tourne vers elle et ordonne :
"Quittez donc ces nippes ridicules, ma chienne. Vous serez plus à l'aise pour gambader."
Elle est tétanisée... Ah non hein? Pas devant l'autre là... Surtout que vu comment son jean le serre, il bande déjà comme un âne... Mais elle est dingue, de regarder par là? Oui, c'est clair,
il bande et... Aïe!!!
Il vient de lui flanquer un coup de laisse sur les seins. Ca cuit, elle crie, et veut reculer, manque de s'étrangler avec le collier, il frappe de nouveau, elle roule sur elle-même, par
terre.
"Vous êtes sourde ou vous avez décidé de faire votre mauvaise tête?"
Elle s'exécute, et merde pour le jardinier hein? Tout mais pas la douleur cuisante, sur les seins en plus, ça fait mal les seins, bon sang... Il la regarde, patiente jusqu'à ce qu'elle
reprenne une position convenable selon lui, à genoux les jambes ouvertes. Elle se frotte les seins meurtris du haut du bras aussi discrètement que possible...
"C'est José qui va vous faire faire votre promenade, et jouer un peu avec vous. Soyez sage ou je vous enfermerai dans la cage de la cave pour le reste de la semaine!"
Il tend la laisse au jardinier tandis qu'elle comprend à quoi servent les barreaux adossés au mur de pierre... Une cage, une vraie cage en métal, solide et... Elle se sent devenir
claustrophobe rien qu'à se rappeler les barreaux.
"Faites la jouer un peu, à la balle ou avec un bâton, et faites lui prendre son bain ensuite, dans la piscine. Si elle se montre indisciplinée ou mal élevée, elle en subira les
conséquences."
"Bien Monsieur."
Le jardinier a saisi la laisse et claque des doigts. Elle le regarde avec un air surpris, mais il ne lui laisse pas le loisir de réfléchir ou d'argumenter : il tire sur la laisse et, en
toussant, elle doit se rapprocher de lui, jusqu'à ses jambes et son jean tendu...
"Au pied le chien."
Elle se retient de grogner : le patron est à portée d'oreilles, même s'il s'éloigne rapidement... Hors de question qu'elle joue au chien avec le jardinier... Dès que Gardolles a disparu
dans la maison, elle se relève, ses fringues à la main.
Vous vous doutez que la punition est vive et immédiate : le jardinier n'est pas tendre, la laisse claque au gré du hasard sur tout son corps et elle crie :
"Nan mais ça va pas? Vous êtes fou?"
"Au pied, la chienne, et ferme là. Sinon je vais te dresser à ma façon, à coups de pied au cul."
Il l'a saisie par les cheveux, et la tire vers le sol. Elle se débat, mais la laisse cingle ses cuisses et ses fesses sans relâche, et elle commence à avoir vraiment trop mal pour résister.
Elle se recroqueville en chouinant.
"Tu as cru que c'était la fête? Le chat n'est pas là, les souris dansent, hum? Mal joué, ma ptite. Le patron, comparé à moi, c't'une crème. Grand seigneur, élégant et plein de maîtrise. Moi
j'suis plus un énervé, alors viens pas jouer la maligne, ou tu vas y laisser de la peau d'fesses. Allez, ramène toi, on va jouer un peu, faut que tu dépenses toute cette énergie en trop
là."
Il se met en marche et la tire derrière lui, elle suit comme elle peut, se laissant parfois plus traîner que guider, s'emmêlant les pieds et les mains...
Il l'emmène vers l'arrière de l'écurie, un pré bordé d'arbres... Personne à l'horizon, elle se dit qu'elle va peut-être pouvoir en profiter. Mais il ne semble pas avoir assez confiance pour
relâcher la laisse... Il saisit un bâton sur le sol, le lève et dot :
"Fais la belle! Allez! Lève la patte et sois gentille. Après, tu pourras courir un peu après le bâton."
Elle secoue la tête, mal lui en prend : cette fois c'est le bâton qui la frappe, et visiblement le jardinier adore ça, vu son rire.
Elle se protège la tête avec les bras, et attend que passe l'orage, puis elle s'accroupit, les dents serrées, et redresse le haut de son corps, les mains ramenées contre son torse...
"Jappe! Et attrape le bâton!"
Elle sent qu'elle a du mal à respirer : il y a comme une pierre qui lui bloque les poumons, saleté de honte à la noix... Elle arrondit les lèvres :
"Ouaf"
Elle tend la main pour prendre l'objet dans sa main, il le retire, elle se redresse encore un peu plus, il éloigne le bâton, puis d'un geste vif, lui administre une tape sur le nez :
"Comme il faut, chienne!"
Mais bon sang quel... Elle fulmine, et sa rage la brûle en dedans... Mais elle n'a guère le choix, à moins d'avoir envie de prendre encore des coups, et l'homme a la main leste. Il frappe
au hasard, pour faire mal, pas pour faire monter la pression, ou le désir. Et c'est juste douloureux. Elle en est là de ses cogitations sur la douleur, quand elle tend les lèvres et
qu'elle attrape le bâton du bout des dents. Il tapote sa tête :
"Brave fifille!"
Ils recommencent l'exercice plusieurs fois. Elle doit se coucher à ses pieds, puis faire la belle, et attraper le bâton. Et on recommence. Et si ça ne va pas assez vite, l'objet cingle
son dos, ou ses cuisses, un pied vient heurter douloureusement ses côtes, ou ses genoux, ou encore c'est une gifle qui s'abat sur l'arrière de sa tête.
Il varie les exercices ensuite, s'éloigne de quelques pas, la force à le suivre, et puis, il lance le bâton, détache la laisse, et lui intime l'ordre d'aller chercher. Ca dépasse sa
patience et son courage : elle s'assoit et s'y refuse.
Il s'approche, il tient la laisse en main, et elle met déjà ses mains devant son visage pour se protéger. Elle tremble en attendant le premier coup, mais... rien. Puis soudain, il éclate
de rire.
"Tu as raison, chienne, c'est l'heure du bain!"
Il se penche et elle a un mouvement de recul instinctif, mais il ne fait que lui attraper un poignet, puis l'autre. D'un geste vif il enroule la laisse fine autour et fait des noeuds
serrés, elle se retrouve entravée. Il la rejette sur le sol, et commence à défaire sa ceinture. Elle secoue la tête, et rampe sur le sol dans un misérable effort pour se mettre hors de
portée. Bon sang, il ne va quand même pas la violer là, sur le sol, hein? Elle sanglote de trouille, et cherche à se relever, ce qui sans les mains ou presque s'avère plus difficile que
ce qu'elle pensait. Il est rapide, plus rapide qu'elle : il la saisit par un pied, et elle s'écrase sur le sol, tandis qu'il se sert de la ceinture pour lui attacher ensemble les
chevilles.
"T'as tout gagné, chienne. Te voilà ficelée comme un vieux saucisson sec!"
Il se penche, tire sa tête vers le haut par les cheveux, et la soulève en passant un bras sous ses bras, autour de son torse. Il la charge sur son épaule comme un sac de terreau et en
avant la musique.
Il va jusqu'à siffloter en la portant... Elle est rouge et des larmes de rage lui piquent les yeux. Elle tente de crier, de gigoter, mais il semble imperméable à son agitation. Elle le
supplie de la poser, aucune réaction non plus. Il se dirige vers la maison, et la piscine, juste devant. Et c'est là qu'il la dépose par terre, avant de se pencher pour défaire la
ceinture qui lie ses pieds.
"Allez, tu vas prendre un bon bain, ça va te rafraichir! Le cul, et les idées!"
Sans lui délier les mains, il la saisit, et à la une, à la deux, il la lance dans l'eau, où elle s'écrase avec un schplof retentissant, sous son rire joyeux. Les mains attachées, elle
doit battre des jambes pour sortir la tête de l'eau, après un bref moment de panique le temps de distinguer le haut du bas...
Lui, il retire tranquillement son jean, sous lequel il est...glorieusement et radicalement, nu. Il descend dans l'eau par l'escalier qui s'enfonce dans la piscine, marche par marche,
mouillant tranquillement sa nuque et son dos de la main. Il la regarde gigoter, se débattre, trouver son équilibre dans l'eau, obligée de pédaler des jambes, avant qu'elle ne tente de
se diriger vers le bord. Mais que nenni : deux brasses longues et athlétiques, et il est près d'elle et l'intercepte avant qu'elle ne touche terre, il l'attrape, et lui montre la
fenêtre du salon :
"Hé! Tu crois que faire trempette deux minutes ça suffit? Tu vas te laver, bien partout, sale chienne... Ton maître regarde, j'ai intérêt à bien faire mon boulot."
Il s'est collé dans son dos, et la saisissant par les épaules, il l'enfonce sous l'eau, puis la ressort, plusieurs fois, elle a à peine le temps de respirer. Puis il passe un bras sous
ses seins, pour lui garder la tête hors de l'eau et de l'autre main frictionne ses épaules, puis ses bras, d'abord rudement, puis plus doucement, tandis qu'elle reprend son souffle en
crachotant...
"On frotte bien partout..."
Le patron est sorti et se tient sur les bords du bassin, les bras croisés. Il observe, et commente :
"Frottez bien oui, surtout entre les jambes, je trouve qu'elle sent un peu."
Elle mord ses lèvres in extremis pour ne pas riposter. José, collé dans son dos, a une trique d'enfer, pour parler poliment. Et il se fait un malin plaisir de la lui passer entre les
cuisses qu'elle s'efforce de fermer, mais doit rouvrir sans arrêt afin de battre des jambes pour ne pas couler... Son bras libre descend de son bras sur son sein, et le malaxe et le
frictionne, puis sur l'autre. Il frotte son ventre, et passe par ses hanches à ses fesses, la friction vigoureuse sur ses marques la fait grimacer. Elle tente de lui échapper, mais...
C'est moins la poigne de fer que le regard dur de Gardolles qui l'arrêtent dans sa tentative d'évasion...
Il ne perd pas une miette du spectacle. Et le poids de son regard la fait rougir furieusement, dissolvant sa révolte en gêne tremblante et ses jambes en gelée cotonneuse.
José a fini de martyriser ses fesses, son bras se resserre autour de ses seins, à l'étouffer, et sa main libre force le passage entre ses jambes, avant de s'y loger fermement. Elle
geint, mais rien n'y fait : il frotte son sexe de sa main, enfonce son membre dur entre ses cuisses et contre ses fesses, et deux doigts repliés s'enfoncent dans son intimité.
Elle lève les yeux vers Gardolles, prête à protester : la la regarde, regarde la main de José, et sourit...
Elle fond, non, en fait elle se désagrège... Elle sent s'effriter sa volonté, sa rage, ne restent qu'une intolérable honte, et ce désir brutal qui noue ses tripes et met son ventre en
feu... Ca se moque dans sa tête : Salopeuh, salopeuh! Lalalalalèreuh! José soupire lascivement dans sa nuque, et son corps se cambre pour enfoncer ses doigts, Gardolles rayonne, et
une lueur sauvage danse au fond de ses prunelles. Il glousserait presque, le sale pervers! Et plus elle le regarde, et plus elle se décompose en cyprine tiède sous les doigts du
jardinier. Il est collé à son dos comme une huitre sur un rocher, et mordille sa nuque, puis son oreille, et elle gémit.
Soudain, Jeanine arrive derrière Gardolles, et lui parle, Estelle n'entend pas, mais elle gigote et se débat, submergée de l'envie de se cacher sous l'eau. José la tient fermement,
enserre ses jambes des siennes, et pince un téton du bout des doigts de la main qui la retient, elle râle, surprise, tandis qu'il s'attaque à son clitoris. Gardolles répond quelque
chose d'inaudible à Jeanine, et se retourne vers eux :
"Nous avons de la visite, mais ne vous laissez pas distraire."
José l'enserre des deux bras, bascule sur le dos et l'entraine vers l'escalier du bord de la piscine. Arrivés au niveau des marches, il la fait rouler sur le ventre, et la recouvre,
avant de la saisir par les cheveux, pour la cambrer et dégager sa poitrine, qu'il se fait un devoir de dévorer de la bouche et de triturer des doigts...
Pendant ce temps, un homme en pantalon léger et en chemise d'été tend la main à Gardolles qui l'invite à s'asseoir dans un fauteuil de jardin sur les bords du bassin, tandis que
Jeanine leur apporte l'apéro.
Les deux hommes devisent : elle les voit très bien car José lui tire les cheveux de façon à lui tourner la tête pile de ce côté là. Et eux la regardent aussi, son regard croise
plusieurs fois celui du nouveau venu... elle décide de les fermer, rouge comme une écrevisse.
José pèse lourd, si lourd que ses jambes s'ankylosent, et ses bras aussi, coincés sous son ventre, toujours attachés par la laisse. Il a délaissé ses seins, et son genou a écarté
ses cuisses, tandis que sa main vient titiller sa vulve et la faire frémir à la fois d'horreur et de plaisir. Bon sang, elle mouille parce qu'un étranger la tripote... Bon, un
étranger baraqué et bien foutu, mais quand même... Il glisse ses doigts toujours plus dans la fente et elle écarte ses cuisses de plus en plus, incapable de résister à l'appel de
son désir animal. La bouche de José vient mordiller son épaule, ses doigts écartent ses lèvres et son gland vient frôler son sexe, elle gémit, et se tortille, il s'enfonce, avec un
grognement bestial, elle geint de plaisir, encore et encore... Les deux hommes assis sur la terrasse parlent, et rient...
José la prend sans aucune subtilité : il s'enfonce en elle avec des ahanements dignes de Serena Williams, elle se sent clouée au sol comme un papillon dans un cadre d'exposition.
Elle perd pied, submergée par l'impuissance de sa situation, elle fond en larmes alors que l'orgasme la secoue comme un tsunami les côtes de l'inde. José rit dans son dos, et se
moque :
"Elle est en chaleur la chienne à son maître hein? c'est pour ça qu'elle obéit pas et n'en fait qu'à sa tête!"
Il se retire d'elle, et se lève à moitié, la tirant hors de l'eau, la laissant dégoulinante, à genoux, sur le bord de la piscine, les mains liées et les jambes cotonneuses,
parcourues de vaguelettes de plaisir. Il se tient debout devant elle, et tire sa tête vers le haut par les cheveux :
"C'est une autre sorte de bâton qu'il te faut pour jouer, chienne!"
Une gifle claque sur sa joue, puis il prend son pénis dans sa main pour le coller à sa bouche. Elle ne réfléchit plus : ses lèvres s'ouvrent et il s'enfonce. Elle est partie,
incapable de réagir, elle suce par réflexe, et parce qu'il la baise si profondément qu'elle ne peut pas faire autrement que suivre le mouvement si elle veut arriver un tant soit peu
à respirer. La seule pensée qui la traverse c'est qu'il a le goût d'iode du maquereau cru, et que sa queue pulse comme un gros insecte... Il se courbe sur elle, l'encourageant de la
voix à sucer plus fort, elle l'aspire, il commence à devenir incohérent, ses mots se bousculent, il sort de sa bouche comme un diable jaillit de sa boîte et elle voit son gland
rouge et enflé devant ses yeux, juste avant que n'en jaillisse son sperme chaud, qui s'écrase sur sa figure, alors qu'il râle son plaisir, longuement.
Elle reprend doucement ses esprits, et l'air sur son corps mouillé qui la fait frissonner de froid. José a saisi une serviette et se frictionne en sifflotant et en riant, il
renfile son pantalon, et lui lance le morceau de tissu éponge avec un :
"Sèche toi, chienne, et va aux pieds de ton maître, il va s'impatienter!"
Elle se frotte machinalement, sans conviction, et essaie de draper la serviette autour d'elle, mais José la lui reprend en riant, avant de lui claquer la main aux fesses :
"Allez, avance, chienne!"
Elle sursaute, hagarde, et titube. Un sifflement la fait se retourner : Gardolles la regarde et claque des doigts, elle n'a pas le choix, et se force à bouger ses pieds de
plomb...
"Ernest, permettez-moi de vous présenter mon assistante, Estelle, elle m'aide dans un projet de dressage de jeunes pouliches."
"Enchanté, Mademoiselle."
Le ton est rieur, à la limite du moqueur, le regard grivois, planté sur ses seins et dérivant vers son sexe et ses fesses... Gardolles ne dit rien mais pointe du doigt le sol à
ses pieds, elle s'y laisse glisser à genoux. Une tape sur la tête et il dit :
"Vous pourriez au moins saluer comme il se doit!"
Elle le regarde, interrogative, et alors, ça fait tilt... Elle écarquille les yeux, se tourne vers le visiteur, et se prosterne, les mains liées au dessus de la tête collée au
sol, la croupe en l'air. Croupe que Gardolles flatte du plat de la main.
"C'est mieux! J'ai eu peur qu'Ernest ne doute de la qualité de mes assistants... Mettez vous à l'aise, ma chère et laissez donc le soleil vous sécher."
A l'aise, il en a de bonnes... Elle aimerait se recroqueviller sous le fauteuil mais il la pousse du pied, elle doit se tenir à genoux, se cambrer, elle sent la pointe de la
chaussure dans son dos, jusqu'à ce que la posture convienne à l'homme... La conversation s'anime entre les deux hommes, il est question de chevaux, du prix du fourrage, de
l'importation des animaux, des impôts... Un pied vient écarter ses genoux, de plus en plus largement, elle ne lutte pas, puis la main attrape ses cheveux et tire sa tête vers
l'arrière, pour offrir la gorge cerclée du collier de cuir et ses seins où dégoulinent encore quelques rigoles d'eau.
Dans le bureau, il lui ordonne de se mettre au coin, sagement. Elle obéit, et l'observe tandis qu'il ouvre un placard et en sort une valisette en cuir noir. Il la pose sur la
table basse, l'ouvre, mais elle a beau se tortiller, elle ne peut en apercevoir le contenu... Il farfouille à l'intérieur, puis en sort un objet qui semble tenir au creux de sa
main. Il réfléchit, hoche la tête, puis se tourne vers elle :
"Tendez vos mains."
Elle étend ses paumes devant elle, et il y laisse tomber l'objet : une sorte de... poire en acier, munie à son extrémité d'une tige à l'embout large. Elle ne sait pas trop à
quoi c'est censé servir, et son regard curieux ne laisse aucun doute sur ses interrogations.
"Serrez-le dans vos mains."
Elle referme ses doigts dessus, et baisse ses mains sur ses cuisses.
"Venez ici, devant la table, oui, juste là."
Elle est à genoux face à la table, qui s'étend dans toute sa longueur devant elle. Ses mains sont serrées sur l'objet entre ses doigts, qui commence tout doucement à se
réchauffer.
"José a été obligé de vous attacher. Avez-vous refusé de lui obéir?"
Elle déglutit : aïe...
"Non, Monsieur, pas directement..."
"Ne tournez pas autour du pot! Avez-vous oui ou non refusé d'obéir à José?"
"Un... un peu... Mais à peine, il avait lancé le bâton et je n'ai pas couru le chercher et..."
Une gifle sonnante la fauche au milieu de ses explications emberlificotés et hâtives.
"C'est ce que je pensais. Vous avez désobéi. J'imagine que vous comprenez bien que je ne peux vous laisser vous en tirer avec une simple réprimande..."
"Je n'ai pas fait exprès, Monsieur, s'il-vous-plaît, je voulais..."
Une seconde gifle l'interrompt :
"Taisez-vous. Comment osez-vous seulement argumenter?"
Il la saisit par les cheveux encore mouillés, la tire par dessus la table, tout son torse repose sur le verre froid, sa tête dépasse de l'autre bord et il presse son visage vers
le bas. Elle lutte pour garder l'objet dans sa main serrée, et elle fait bien :
"Ne vous avisez pas de le lâcher, ma chère, j'en serais fort courroucé."
Il recule de quelques pas, et elle entend qu'il déboucle sa ceinture... Elle reconnait le bruit, et une sueur froide lui dévale le dos et plonge ses hanches et son ventre dans
un étau de glace. Elle entend la ceinture coulisser dans les passants du pantalon, le cliquetis de la boucle... Puis elle saisit le mouvement d'air, et ça brûle dans son dos...
Elle crie.
Il ne porte qu'un seul coup. Un seul. Mais elle a du mal à se retenir de pleurer de douleur : tout d'abord, son dos est encore sensible du traitement qu'on lui a infligé dans
les jours précédents, et ensuite, il l'a réellement frappée pour qu'elle ait mal : elle est parfaitement capable de distinguer quand il veut la punir des moments où il utilise
la douleur pour lui faire ressentir des sensations nouvelles ou plus intenses. Il s'est arrêté, et dit :
"Alors? qu'auriez vous dû faire quand José a lancé le bâton?"
"Aller le chercher... Monsieur..."
"En effet. A votre avis, combien de coups de ceinture méritez vous pour avoir délibérément refusé de lui obéir? Attention, réfléchissez bien à un chiffre cohérent, car s'il
est trop bas, je le doublerai."
Combien? Mais...mais...rien, pas un seul. C'était un jeu débile, qui ne faisait même pas plaisir! C'était juste crétin et...Elle avait promis d'obéir. Elle a donc menti, ou
tout du moins, n'a pas tenu sa promesse... Et ce, il a raison, délibérément. Elle n'a pas respecté les règles... Oui mais bon, prendre des coups de ceinture c'est
tellement...humiliant!
On croirait une gamine capricieuse corrigée par son papa...
Trois coups, pas plus. Non, ça fait pas sérieux... 5 alors? Est-ce qu'elle supporterait 5 coups? Oui, sans doute... Mais elle n'en a pas envie. Voilà.
Mais justement, c'est bien là le problème... Elle n'a pas envie mais elle n'est pas censée avoir le choix... Et merde... C'est ça qui la fait mouiller, saloperie... Elle
tortille ses hanches, espérant cacher la réaction de son entrejambe, mais faut pas rêver... Elle doit être timbrée, parce qu'elle a envie qu'on la force te de ne pas avoir la
voix au chapitre. Et il sait y faire, le bougre, il sait lui rappeler son rôle dans cette farce...
10 coups... 10, c'est raisonnable... Hein?
"Dix coups... Je dirais dix..."
"Donc, je vous en mettrai vingt. Parce que dix, c'est à peine un apéritif. Et comme vous avez oublié de m'appeler Monsieur, ce sera quarante. "
Elle va réagir, elle va s'écrier que c'est injuste, elle va...rien du tout... Elle sent la boule d'orgueil de haine, de rage, au fond de son ventre... Et décide de
l'enterrer... profond...très très profond... Elle attend le coup : elle sait que la douleur va l'aider à étouffer la rancoeur... Mais...rien ne vient.
Il est allé à la fenêtre, et l'a ouverte, et elle l'entend crier :
"José? Venez là une minute je vous prie"
Ah non hein? Ah non!!! Pas ça!!! Et la boule qui commençait à désenfler reprend du poil de la bête...
Pendant qu'ils attendent José, il ne dit plus rien. Elle ferme les yeux, et le froid de la table en verre s'insinue dans ses mâchoire à travers sa joue, contrastant avec le
feu brûlant de ses fesses exposées où le moindre souffle d'air semble abrasif comme une tempête de sable. Elle serre l'objet entre ses doigts, fort, comme si en si raccrochant
elle pouvait être sauvée de la honte d'être à nouveau confrontée à José...et surtout à ce qu'elle a accepté que José lui fasse... Elle ne se rend même pas vraiment compte
qu'elle geint comme un animal blessé au fond d'une cage, chaque fois que la ceinture cliquète entre les doigts de Gardolles qui joue avec pour tromper son attente.
On toque à la porte, elle entend Gardolles qui va ouvrir, et qui accueille José chaleureusement :
"Ah, entrez! Je voulais votre version de l'histoire et votre avis pour le dressage de cette chienne. Elle semble docile de prime abord mais on sent la bête vicieuse en elle,
qu'en pensez-vous?"
"Vicieuse, ça oui Monsieur. Mais pas comme vous pensez, c'est un jeune chien fou, et en plus elle a ses chaleurs, ça les rend marteau, vous savez? Et puis, c'est surtout
qu'elle a jamais été dressée avant quoi... faut pas espérer des miracles Monsieur, avec les jeunes chiens."
"Je vous trouve bien gentil moi José. Mais c'est vous le spécialiste canin... Vous préconisez quoi? J'ai bien envie de l'enfermer au chenil moi. La laisser mariner un peu,
qu'elle comprenne ce qu'il se passe quand on désobéit."
"Naaan, c'est pas si grave que ça : elle ne désobéit pas par volonté de nuire, elle ne sait juste pas encore qu'il faut obéir et ce que ça signifie. Elle comprendra si vous
lui serrez un peu la laisse, Monsieur. Ne lui laissez pas autant de mou, surveillez la quelques temps et ça viendra tout seul. Si vous mettez les grands moyens tout de suite
elle va devenir une petite chose tout peureuse, ce serait dommage."
"José, comme d'habitude vous avez raison! Cela dit, elle mérite quand même sa punition pour vous avoir obligé à l'attacher... Combien? Elle dit 10, je dis 40..."
"Hum, si vous voulez qu'elle ait les fesses présentables demain, je dirais... 20, bien à plat de la ceinture. Pas besoin de frapper fort, elle doit avoir la peau bien
sensible."
"Ca, c'est certain. Vingt alors, mais c'est bien parce que je sais que vous savez ce que vous faites... Tenez, je vous laisse faire, après tout c'est à vous qu'elle a manqué
de respect."
Elle se crispe, tout au long de la conversation elle a lutté pour ne pas se relever, pour ne pas protester, son fort intérieur hurlant qu'on la transforme en chienne, en
animal mal dressé, en chose... Mais savoir que c'est José qui va la punir (mais elle est folle bon sang! voilà qu'elle se met à penser comme eux! A se dire qu'elle mériterait
d'être punie!) son estomac se révulse, elle sanglote, sa main crispée sur la poire métallique sursaute, et l'objet cogne le verre dans un bruit qui lui semble assourdissant.
Elle halète de peur, craignant les représailles...
"Vous voyez, elle a peur Monsieur. C'est un pas important, il est bon qu'elle vous craigne, mais il faut aussi qu'elle sache que la crainte ne vaut que si elle fait des
bêtises."
Gardolles rit :
"José, vous avez un don avec les animaux. Moi je suis trop sanguin, je me fâche pour un rien. Allons, punissez-la comme il se doit et ensuite je l'emmènerai promener et je la
ferai manger."
José ne répond rien, mais elle entend un souffle et serre les dents quand la ceinture s'abat. Le coup n'est pas violent loin de là mais l'humiliation l'est. Elle gémit, se
tord, retient son souffle, mais au troisième coup elle laisse échapper un juron, un mot enflant de son ventre à ses lèvres, vulgaire et brutal :
"Salaud"
José rit, et frappe plus fort, en commentant :
"vous avez raison, elle a un sacrément mauvais caractère! Mais une fois que ça sera sorti, ça ira mieux!"
Gardolles grommelle et fait les cent pas, tandis que José continue son office punitif.
"Elle est ordinaire, et insultante, une traînée, une bâtarde de caniveau, pas un chien de race! J'ai honte de la présenter à mes amis demain soir."
Elle sent des larmes couleur sur ses joues, et en même temps que les vannes s'ouvrent, elle vomit soudain toute la hargne accumulée, la colère, sous la forme d'un flot
d'injures dont elle ignorait qu'elle les connaissait, pour certaines. Ni style ni recherche, juste de la colère et de la rage, des mots crus, tout y passe, sa mère, sa soeur,
son père et sa queue, elle insulte José, insulte Gardolles, éructe sa fange et son mépris d'elle, de sa perversion, et d'eux, qui la révèlent. Salaud, enfoiré, connard,
salaud...salaud... salaud...
Elle est tellement occupée à les traiter de tous les noms d'oiseaux, de poissons et de ptite bêtes à cornes qu'elle connait, qu'elle ne réalise même pas que José est arrivé au
bout des vingt coups de ceinture, et qu'ils sont là à la regarder en se tenant les côtes de rire.
Ils rient à gorge déployée, les bâtards... Ils se moquent, non, ils sont hilares, incapables d'arrêter de glousser devant la dérisoire et pitoyable révolte de la petite
chienne qui aboie, qui jappe comme un caniche nain vexé par le facteur.
José a le rire gras, épais, littéralement plié en deux, Gardolles, plus en retenue, a tout de même du mal à cacher une larme de fou-rire.
"C'est toujours pareil ça, ça promet d'obéir sans savoir à quoi ça s'expose et après, ça craque, et ça vous traite de tous les noms. C'est tellement prévisible hein,
Monsieur?"
"Parfaitement. Elle a été parfaite. Alors la belle, ça va mieux? Ca soulage hein?"
Leur rire l'a faite atterrir soudain, brutalement consciente de la situation et surtout de ce qu'elle a de ridicule... Quoi... elle était d'accord pour jouer le jeu, pour
accepter de faire le chien, et en prime elle aimait ça, alors pourquoi éprouver de la honte comme ça? Elle sourit, la table sous elle s'est réchauffée, et l'air semble moins
abrasif, plus tendre avec son postérieur en flammes. Elle esquisse un geste pour se relever puis abandonne, non, en fait elle va rester là un peu, c'est juste bon d'être là
sur la table le cul à l'air et de ne plus rien éprouver... Tout ce qu'elle ressent c'est le chaud, le froid, la douleur...et dessous, son sexe qui s'est remis à couler.
Il s'est approché, remettant sa ceinture, elle l'a entendue coulisser dans les passants de son pantalon. Il couvre sa main de la sienne, et la desserre de l'objet qu'elle
tient, l'étrange poire de métal, qu'elle a serré si fort qu'il est chauffé à blanc.
"Vous savez ce que c'est ça? C'est une clef..."
Elle tique un peu, curieuse, redresse sa tête...
"c'est la clef de votre dernier bastion ma chère. Vous me dites qu'on ne vous a jamais pénétrée là, ce temps est fini. Vous allez devoir vous offrir entièrement et cette clef
va vous y aider"
Elle rougit, c'est instantané, impossible à réprimer, ses joues s'inondent de feu, et ses lèvres tremblent d'un frisson irrépressible. Il tend l'objet devant ses yeux et
continue d'expliquer :
"On nomme cet objet bouton de rose, c'est poétique , pas vrai? Et la destinée d'un bouton de rose, c'est de s'ouvrir, d'écarter ses pétales pour révéler son coeur. C'est ce
que vous allez faire, en portant ceci jusqu'à demain soir, où vous nous offrirez votre dernière virginité. allons, redressez-vous. Je vais vous emmener en promenade, ma
chienne, et nous allons vous préparer à l'insertion de cette clef, il ne faudrait pas que la serrure se grippe, pas vrai?"
Il vérifie que la laisse est bien attachée au collier, tapote sa cuisse et tire sur le cuir, elle se redresse et vient contre sa jambe, obéissante, presque malgré elle. Son
esprit venait à peine d'être délivré de la honte d'être un chien, qu'il l'a a nouveau rempli de doutes et de peurs, en lui annonçant qu'elle serait offerte en sacrifice, prise
par cet orifice qu'elle n'utilise que contrainte et forcée par des besoins naturels. Personne ne la touche jamais là, à part elle et encore, uniquement dans le but de se
nettoyer... Ses pensées roulent et tournent dans sa tête comme des toupies, et se percutent sans fin. Elle le suit quand il se met en marche, à quatre pattes, sans vraiment
prêter attention à leur destination, tandis qu'il salue José au passage.
Il l'emmène à la cuisine. Grande, évidemment, et claire. Un vrai palace... Il montre le sol carrelé, un grand espace vide au centre de la pièce, et lui intime :
"Assise, bien sage!"
Elle se met à genoux, tortillant des fesses pour trouver une position qui ne frotte pas trop contre ses talons et ses mollets. Il sourit, mais n'insiste pas pour qu'elle ouvre
les cuisses et se montre plus offerte. Ca ne semble pas être le moment pour ça. Il va vers un placard, et en sort un grand verre, qu'il remplit d'eau fraiche à la fontaine du
frigidaire américain. Pas de glaçons, juste de l'eau. Il revient vers elle et lui tend le verre, en s'accroupissant à ses côtés.
"Buvez, vous avez pris le soleil et vous n'avez rien bu, vous allez vous déshydrater."
Il a raison, elle a soif. Elle tend les mains vers le verre, mais il les repousse comme on fait avec les enfants en bas âge qui touchent des choses qu'ils n'ont pas le droit
de toucher. Sauf qu'elle, elle comprend plus vite. Elle tend les lèvres et elle boit, à longues goulées, dans le verre qu'il tient pour elle. Elle arrive vite au bout, elle a
effectivement la gorge sèche, les lèvres parcheminées, et l'eau a un goût merveilleux, le goût du plaisir et de la soif étanchée. Il la ressert une seconde fois, puis une
troisième, elle boit presque tout, avant de s'arrêter, le ventre tendu, le souffle court, avec un soupir d'intense contentement. C'est fou comme tout vous parait meilleur
quand vous avez eu assez mal pour arrêter de penser.
"Faim?"
Elle réalise qu'il demande si elle veut manger, et met un temps pour comprendre qu'il souhaite une réponse, habituée à ne plus rien dire et à juste encaisser. Elle secoue la
tête, avant de se reprendre et de dire, dans un chuintement presque inaudible :
"Non, Monsieur, merci."
Il hoche la tête, et va laver le verre, avant de le poser sur l'égouttoir. Il se prend une pomme dans une corbeille à fruit très tendance, en métal chromé, la lave, la croque,
tout en observant sa chienne, assise par terre sur ses talons, nue, et qui semble trouver ça parfaitement normal.
"Allez, venez là, on va faire un tour, vous avez besoin de souffler!"