Sadèmes, nouvelles sado-masochistes

Elle a beau se dépêcher, sauter le petit déjeuner, courir pour traverser le parc, quand elle arrive il est là, à l'attendre, le regard sombre, les lèvres pincées. Acide, il la tance :


"Alors, comme ça on traîne? Je n'ai pas que ça à faire de vous servir de professeur d'équitation. Apprenez la ponctualité, Mademoiselle!"


"Pardon Monsieur... Je suis désolée, je ne pensais pas dormir si tard, je suis vraiment désolée."


Elle est essoufflée, et en sueur, le cheveux en bataille, et rouge comme une pivoine, prise en faute comme une gamine. Il s'approche, la cravache à la main, elle se crispe au souvenir de la douleur et a un geste de recul, pas ça, pas maintenant, pas comme ça... Il a le sourire mauvais, et ricane.


"Vous allez payer votre paresse, ma chère. Andréas? La longe... Et sellez Falcon et Amphibia je vous prie."


"Oui Monsieur. Tout de suite!"


L'homme, bien que vouté et visiblement âgé, est rapide, et très vite, les deux chevaux sont prêts, et il tend une longue corde au patron. Ce dernier la saisit, en déroule une extrémité et s'approche d'Estelle.


"Tendez vos poignets"


Elle hésite, surprise, le temps que la demande fasse son chemin dans son cerveau... Il insiste :


"Tendez-moi vos poignets! Tout de suite!"


Elle tend timidement ses deux mains devant elle, il soupire d'énervement, saisit les deux poignets dans sa grosse main et commence à y enrouler de la corde, serré, aouch, trop serré, elle proteste. Il tire un coup sec et lui intime :


"Taisez-vous! Vous ne méritez pas mon indulgence!"


"Je n'ai rien..."


"Taisez vous j'ai dit ou je vous baillonne!"


Elle est ficelée par les poignets à une corde qu'il tire derrière lui comme la laisse d'un chien... Il s'approche de son cheval, l'étalon Falcon, et monte, avant d'entourer la corde autour du pommeau de la selle. Puis il annonce :


"En selle Andréas, nous allons à la cabane de chasse."


"Bien Monsieur."


Andréas monte la jument et ils se mettent en route, elle n'a plus qu'à suivre, et elle a beau protester, crier, hurler, rien n'y fait, elle trotte derrière les chevaux comme une bête qu'on mènerait aux champs.

Le cabanon, une simple maisonnette de rondins, se trouve à un peu plus d'un kilomètre à l'intérieure de la forêt. Elle est encore plus en sueur et débraillée une fois arrivés sur place, et ses pieds la font doucement souffrir : les bottes d'équitation ne sont visiblement pas faites pour marcher. Il démonte, et la tire derrière lui, avant de fixer la longe qui retient ses poignets à un anneau dans le mur de la cabane, comme si elle était un cheval. D'ailleurs, les chevaux subissent le même sort... Mais eux, on leur apporte à boire.

"Andréas? Allez aérer je vous prie, ça doit sentir le renfermé là-dedans..."

Elle ronchonne, et demande qu'on la détache, mais sa voix se fait fluette quand il se dresse devant elle et la saisit par les cheveux, avec un sourire mauvais :

"Vous savez pourquoi je vous ai emmenée ici? Personne ne vous entendra hurler, dans cette forêt : le domaine est privé, l'accès impossible par la route, nous serons au calme pour que votre punition soit exemplaire..."

La voix qui traîne sur le dernier mot lui fait comprendre que par exemplaire il veut bien dire douloureuse... Elle gémit, ses genoux se transforment en pudding et elle doit s'appuyer au mur pour ne pas tomber. Il la relâche, et entre dans le cabanon, elle n'ose même plus bouger.

Il en ressort, avec Andréas, quelques instants plus tard. Il tien dans la main un couteau de chasse dans son étui, un truc immense, long comme l'avant-bras, et là, elle commence à avoir réellement peur. Un gémissement enfle dans sa gorge et se transforme en cri rauque, alors qu'elle tire sur la longe à s'en faire mal.

"Nan, mais elle est pas bien cette fille..."

"Monsieur sous-estime l'effet psychologique de son couteau, je crois."

"Mais c'est pour la détacher, cette gourde!!! Je vais pas la saigner comme un sanglier, quoi..."

Vous vous êtes déjà senti complètement et profondément débile? Avec cette sueur froide qui vous court le long du dos, en même temps que la lumière se fait dans votre esprit au milieu de la brume et des gorilles? Voilà... C'est ça... Elle gémit de plus belles, de désespoir et de honte.

 

Il soupire, excédé...

"Calmez vous un peu et cesser de faire l'enfant! Vous avez quel âge? On croirait une pucelle. Je vais vous détacher et vous exposer plus avant comment je vais vous faire passer l'envie de me désobéir à l'avenir."

Elle est rouge comme une tomate, d'avoir couru derrière le cheval, d'avoir été si idiote que de prendre peur pour un rien... Elle cache comme elle peut les larmes qui lui montent aux yeux et tend ses poignets, où la corde, serrés d'avoir été tirée en tous sens, est impossible à détacher autrement qu'avec un couteau. Il glisse la lame sous les premiers tours de fibres et les coupe avec précautions, pour ne pas risquer de lui faire mal plus que de raison. La corde tombe au sol et il lui ordonne :

"Entrez dans le cabanon, nous avons à parler!"

Elle le suit, penaude, la tête basse... Elle a bien l'intention de faire amende honorable et frotte ses yeux : hors de question de pleurer : elle a fauté, il est temps de réparer. L'idée de racheter sa faute la calme, et étrangement, lui fait chaud au creux du ventre... Oh, oui, elle compte bien se montrer très repentante.

Elle déchante en voyant l'intérieur de la cabane : dans l'intérieur poussiéreux, faiblement éclairé, elle distingue, au plafond, comme aux murs, des anneaux, des chaines, et là, un crochet qui pend à une poutre, et qui porte un énorme rouleau de corde. Sur un côté, un établi, un étau, des outils, scies, pointes, couteaux... Elle sent ses jambes se dérober à nouveau, et une étrange envie d'uriner sur place... Il l'observe, et secoue la tête, dépité :

"Je suis chasseur, et il est hors de question que je laisse à Jeanine le soin de vider mes prises, ce serait ignoble dans sa belle cuisine! Je fais cela ici, ces instruments servent à apprêter les sangliers et les chevreuils..."

"Oh... Je... oui, j'imagine..."

En fait non, elle préfère ne pas imaginer, trop sanglant, trop... Eurf... elle ne va pas avoir la nausée, si?

Andréas est sorti, il s'occupe des chevaux, elle l'entend marcher dehors. Il a fermé la porte, ils sont seuls... Lui, elle, et sa cravache... 

"Vous pensez sans doute que vous vous en tirez à bon compte, pas vrai?"

"Non...non, je suis désolée, je ne voulais pas... Je vous demande pardon..."

Il rit, durement :

"Ce n'est pas ainsi qu'on demande pardon... Vous êtes tout sauf humble..."

Sa cravache s'est levée, et s'arrête sous le menton qu'elle relève, avant de glisser, le long de sa gorge, vers son chemisier :

"Ôtez moi ça, votre chemisier... Puis votre pantalon aussi... Moins vêtue, vous serez moins fière aussi."

"Monsieur? Et..."

"Andréas? Il n'entrera pas sans ma permission. Déshabillez vous!"

La cravache claque, par par plaisir, mais pour faire mal, elle couine et s'empresse de défaire les boutons de son chemisier. A sa grande confusion, il faudrait préciser qu'entre ses cuisses elle a chaud...

Bien sûr, pour ôter le pantalon, elle doit ôter les bottes... Elle se retrouve donc en sous-vêtements et en chaussettes devant lui, et serre ses bras croisés contre elle, pitoyable réflexe devant la perte de sa dignité. Il ricane, et du bout de la cravache la force à écarter les bras, loin du corps, puis à se redresse... Il caresse le bas de son dos, le cingle pour qu'elle se tende, il glisse la cravache sur les cuisses, puis entre, elle comprend sans qu'il n'ait besoin de sévir et écarte les jambes. Il hoche la tête...

"Vous finissez par comprendre... Bien, laissez moi vous exposer la règle du jeu : j'aime la chasse, et je vous donne l'occasion de réduire votre peine. Je vais...vous chasser. Vous ferez un gibier intéressant, et séduisant! Je vais vous laisser cinq minutes d'avance, puis vous je me lancerai à votre poursuite. Le temps que je mettrais à vous trouver sera inversement proportionnel au temps que vous passerez à subir votre punition. Et si vous réussissez à m'échapper plus de dix minutes, vous échapperez totalement à mes foudres. Mais sachez tout de suite cela est plus qu'improbable. Soyez contente de vous si déjà vous réussissez à n'être capturée que dans les cinq dernières minutes..."

Il regarde sa montre, et va vers la porte qu'il ouvre en grand, avant de se tourner vers elle :

"Quoi? Vous êtes encore là? Mais votre avance fond comme neige au soleil, malheureuse!!! Filez donc!"

 

Elle a du mal à percuter, comme on dit... En fait il va même devoir lui cingler les fesses de sa cravache pour qu'elle se mette à courir : elle sort de la cabane en trébuchant et s'immobilise un court instant... Par où? Se cacher, il lui faut se cacher... Elle respire mal, quel est ce jeu stupide? Elle se remet à courir, à petite foulée, son cerveau lui intime de se calmer, de respirer : c'est idiot, il suffit de refuser de jouer... De refuser de courir, de dire que... Non! Non, il fera ce qu'il adit, et s'il doit la torturer pendant 10 heures il le fera... Il en est bien capable... Alors qu'elle, elle sait qu'elle ne veut même pas risquer d'en passer par là. Elle perçoit un bruit, une sorte de hululement, un concert de plaintes, derrière elle, près du cabanon... Elle s'arrête, se retourne, Il est là qui lui fait des grands signes, et met sa main en porte-voix :

"Ooooooohé! J'ai oublié de vous dire!!! Andréas va lâcher les chiens! Il vous reste 4 minutes!!!"

Elle défaille, et se remet à courir, comme si sa vie en dépendait, le coeur au bord de l'explosion et l'estomac au bord des lèvres...

Elle oblique vers là où elle sent la forêt plus dense, pour trouver le couvert des arbres et la cachette des buissons. Les chiens, ça ne les arrêtera pas, ça elle le sait, mais au moins on ne pourra pas la suivre à cheval, et ce sera autant de temps de gagné. Elle court en zig-zag, changeant souvent de direction de façon aléatoire, elle s'en fiche de se perdre, puisqu'elle sait qu'on la retrouvera, non, ce qu'il faut c'est tenir, le plus longtemps possible.

Là, un creux, elle se laisse glisser le long de la pente, marquant son slip et sa cuisse d'une longue traînée de terre et de poussière. Pas de mal, elle continue à courir, remontant sur une autre pente, en face, la terre s'éboule sous ses pieds, tant mieux, ça rendra la piste difficile à suivre!

Elle a bien songé à grimper dans un arbre, mais ça n'empêchera personne de la trouver... Ce serait un piège... Il vaut mieux courir. Elle commence à avoir du mal à respirer sous l'effort, et ses pieds et ses mains lui font mal. Ses genoux sont écorchés en plusieurs endroits, ses bras griffés par les branches. Elle se force à traverser un fourré dense de buissons, se disant que ce qui la ralentit, ralentira aussi ses poursuivants.

Un court instant elle s'arrête, les mains sur ses jambes, pour reprendre son souffle et détendre le point de côté qu'elle sent se former dans son ventre. Au loin, le silence est parcouru de vaguelettes de hurlements, les chiens sont lâchés, et sur ses traces... Elle court, elle court...

 

Elle vient de traverser un nouveau fossé quand elle se rend compte que les chiens sont plus près : elle les entend japper et haleter, elle sentirait presque leur souffle dans son dos, sur ses jambes, elle entend leurs pattes crisser sur le sol, elle se force à ne pas se retourner pour courir le plus longtemps possible : si elle se retourne ils l'attraperont... 

Ils sont rapides, et agiles : ils se sont séparés derrière elle et se postent sur ses flancs, pour la dépasser et l'encercler... Elle voit du coin de l'oeil les ombres mouvantes se rapprocher. L'un d'entre eux court à ses côtés à présent, il la serre, l'empêche de courir comme elle le voudrait, la force à se déporter, droit vers un autre. De la bave est projetée de sa gueule, elle la sent s'accrocher en filaments et en gouttes hideuses à ses cuisses, elle tremble, sa dernière énergie épuisée, elle trébuche... C'est la fin...

Aussitôt des hululements s'élèvent, pour signifier la victoire des chiens, des truffes humides se fourrent dans les creux de son corps, elle met ses mains devant son visage pour tenter de se préserver, affolée, épuisée, non, pas la figure, pourvu qu'ils ne mordent pas, pitié...

Des nez et des gueules haletantes la fouillent et la reniflent, une langue lèche sa hanche, sa cuisse, une autre sa nuque, elle gémit, bat des bras et des jambes pour tenter de les éloigner, en vain. L'un des chiens gratte le sol devant ses yeux clos, elle l'entend, le sent, la poussière lui entre dans la bouche, elle se roule en boule, et sanglote.

Puis un sifflement retentit et on l'arrache à la meute avide, pour la serrer, une main ôte les mèches sales de ses cheveux de son visage, et la cajole, une voix murmure :

"C'est fini, ils ne vous feront rien, vous savez? Ils sont bien dressés, et pas sanguinaires du tout. Rassurez-vous, tout va bien. vous avez très bien couru! Vous êtes un crack. Vous n'avez rien de cassé hein?"

Les mains la parcourent, de long en large, mais tout vaut mieux que les chiens. Elle s'accroche à l'humanité de son sauveur comme à une bouée, et se serre convulsivement contre lui, chaque parcelle de son corps reconnaissante d'être sauvée, d'avoir échappé aux chiens. La vois rit et les mains se font plus curieuses, l'une  enserre un sein et l'autre  se glisse entre les cuisses mouillées de sueur avant de remonter dans son dos et de serrer son visage contre un torse dur.

Les doigts sur son sein le malaxent, et se saisissent du téton, elle gémit et se frotte contre l'homme, incapable de maîtriser le désir brut et sauvage, simplement ce plaisir d'être envie, et en sécurité... Ses cuisses s'ouvrent et se collent contre lui, elle a fermé les yeux et s'enfouit dans son corps suant et si humain...



"Ah, Andréas, vous êtes un chasseur imparable!!! J'ai eu beau courir et tenter de suivre les chiens, vous m'avez encore une fois devancé!"


La voix familière vient de derrière elle et la fait émerger de son brouillard de réconfort... C'est Andréas qui la tient dans ses bras et ... la tripote? Et elle se laisse faire? Elle a un mouvement de recul écoeuré, mais plaintif et tellement épuisé que même en y mettant toutes ses forces elle peut à peine bouger. Andréas répond :


"Monsieur n'a pas eu de chance : je suis passé au dessus du fossé, pas dedans, j'ai donc perdu moins de temps. Mais la petite dame nous aura fait courir! Sept minutes et quarante secondes, monsieur, presque un record! Elle est jeune et en forme, faut dire."


"Tant que ça? Ca fera donc... Mademoiselle? Vous me devrez trois heures et vingt minutes de pénitence pour vos fautes! Nous commencerons ce soir, avant le dîner, tâchez d'être prête, et à l'heure, cette fois! Et en attendant... Andréas m'a battu à la chasse, il a bien mérité sa récompense, pas vrai? Andréas? Elle est à vous, mais pensez à la ramener pour le déjeuner!"


Tandis qu'ils parlent, les mains d'Andréas se sont insinuées encore plus loin sur ses seins, dans son corps, dans sa culotte... Et elle n'arrive toujours pas à bouger... Elle laisse échapper un sanglot de répulsion, de peur, en entendant Gardolles s'éloigner, sifflant les chiens... En fin de compte, elle n'est pas en sécurité. La bête n'est juste pas la même.

Elle pleure en silence, ses larmes tracent des chemins boueux sur ses joues et Andréas l'allonge sur le sol pour les essuyer de la main. Son autre paume maltraite toujours ses seins tour à tour, ils ont jailli du soutien-gorge qui ne soutient plus grand chose. Il est à genoux sur elle, ses deux mains la palpent et l'explorent, sa respiration rauque siffle un peu.


"Z'avez pas envie hein? Y vous plaît pas le vieux Andréas, c'est d'bonne guerre... Mais je ne prends pas mes femmes, elles viennent toutes seules, rassurez-vous. Mais c'est juste que là avec l'énervement que vous m'avez mis à courir comme ça, je suis plus bon à rien au boulot alors y faut que j'me calme un peu!"


Un bruit sans équivoque lui indique qu'il a ouvert sa braguette, elle veut détourner les yeux mais elle n'arrive pas à s'en empêcher : elle le regarde, il se caresse, il bande bien sûr, et pas qu'un peu... Elle voudrait pouvoir le faire rouler sur le côté, fuir, elle se contente de l'observer, impuissante, il se fait plaisir en la pétrissant de ses doigts et en se masturbant, sur elle... Elle a un haut le coeur, mais son coeur bat et son ventre brûle d'une curiosité immonde : elle est hypnotisée par le mouvement de va et vient de la main sur le membre turgescent et violacé, elle respire au même rythme et se surprend à penser :


viens, jouis, viens, plus fort...


Mais t'es malade ma pauvre fille, ce type se branle sur toi comme si tu étais une poupée gonflable et tu voudrais l'encourager?


Ce qui doit arriver arrive, dans le crescendo de la douleur de ses seins pincés, meurtris, de son corps enserré par les cuisses dures quoi que maigres : il se tend et râle, son sperme jailli sur elle et quelque chose en elle explose d'une satisfaction primale. C'est chaud, ça coule sur son ventre et il rit :


"Vous êtes bonne pour une sacrément bonne douche! Je vais tout de même pas vous arroser au tuyau comme les canassons... Allez, debout! On va pas traîner là, l'heure du déjeuner approche et vous avez assez été en retard pour aujourd'hui."

Jeu 10 mar 2011 Aucun commentaire