Sadèmes, nouvelles sado-masochistes
La main claque sur la cuisse nue sous la tunique de toile à sac, la fille bondit, couine et commence à courir, un peu au hasard, pas vraiment convaincue, presque timidement. Le fouet claque
et sa motivation revient, courir, tout vaut mieux que sentir la zébrure acide sur sa peau. Elle trébuche ses pieds pris dans la poussière et le sable du chemin, mais elle avance, sous les
quolibets et les cris joyeux des hommes. Les autres sont déjà loin devant, plus aguerries à ce jeu brutal, elles savent bien qu'il vaut mieux être prise plus loin, quand les hommes seront
fatigués d'avoir couru, quand ils seront moins nombreux à chasser... Parce que si l'on est prise trop près de la ligne de départ, on n'échoue pas dans les pattes d'un vainqueur, d'un coureur de
l'échappée, mais aux mains du peloton. Une dizaine de mâles surexcités, et échauffés par la boisson et le soleil de midi.
Elle court, elle halète déjà, pas assez habituée à l'effort, son domaine c'est cuisine et vaisselle, elle est pas une chèvre, elle, comme ces filles de ferme qui arpentent les pâtures à longueur de journée à garder les troupeaux... Elle sent son coeur qui brûle sa poitrine, sa respiration oppressée par la poussière chaude, elle s'arrête un court instant, les mains sur ses cuisses frémissantes de sueur, où une fine couche de crasse se colle déjà. Des pas derrière elle, rapides, des rires, elle s'affole, et biche aux abois, hésite, devant, à gauche, à droite, ce sera à gauche sous le couvert des arbres, l'ombre l'attire, rassurante, pour la cacher.
Mais l'ombre est une traitresse, surtout après l'aveuglante lumière du jour : elle n'y voit plus, une racine la piège, elle tombe, s'écorche, le nez dans les feuilles, se redresse tant bien que mal, ses ongles plantés dans l'écorce de l'arbre, elle avance, pas à pas, s'appuyant sur les fûts tordus comme sur des béquilles, elle avance, frêle et inutile humaine, caricature de ce que la civilisation fait d'un être censé s'adapter à tout... La forêt se moque...
La rivière aussi se moque, elle la piègera elle aussi un peu plus loin, pierre moussue, glissante, dérobade de graviers sous le courant joueur, elle atterrira sur les fesses, la fille, sur ses fesses dodues et rebondies de trop bonne vivante, dans un cri qui la signale aux chasseurs hilares : il la verront batailler pour se redresser, inconsciente de leur présence encore, ridicule avec sa tunique retroussée sur ses fesses roses, sa tunique collée par l'eau et la sueur, dévoilant son anatomie généreuse, ses seins lourds et ses aréoles brunes, gourmandes comme du chocolat...
Ils sont sadiques les chasseurs : ils attendront qu'elle se sente en sécurité sur la berge pour lancer le filet alourdi de pierres et les bolas qui saisiront ses chevilles pour la faire tomber encore, le nez dans la boue cette fois. Empêtrée dans les mailles de corde, elle se débat en vain, comme un gros insecte retourné sur le dos par un bon coup de vent ou un gamin joueur. Ils l'encerclent, et elle gémit... La proie est captive, c'est la curée...
Elle court, elle halète déjà, pas assez habituée à l'effort, son domaine c'est cuisine et vaisselle, elle est pas une chèvre, elle, comme ces filles de ferme qui arpentent les pâtures à longueur de journée à garder les troupeaux... Elle sent son coeur qui brûle sa poitrine, sa respiration oppressée par la poussière chaude, elle s'arrête un court instant, les mains sur ses cuisses frémissantes de sueur, où une fine couche de crasse se colle déjà. Des pas derrière elle, rapides, des rires, elle s'affole, et biche aux abois, hésite, devant, à gauche, à droite, ce sera à gauche sous le couvert des arbres, l'ombre l'attire, rassurante, pour la cacher.
Mais l'ombre est une traitresse, surtout après l'aveuglante lumière du jour : elle n'y voit plus, une racine la piège, elle tombe, s'écorche, le nez dans les feuilles, se redresse tant bien que mal, ses ongles plantés dans l'écorce de l'arbre, elle avance, pas à pas, s'appuyant sur les fûts tordus comme sur des béquilles, elle avance, frêle et inutile humaine, caricature de ce que la civilisation fait d'un être censé s'adapter à tout... La forêt se moque...
La rivière aussi se moque, elle la piègera elle aussi un peu plus loin, pierre moussue, glissante, dérobade de graviers sous le courant joueur, elle atterrira sur les fesses, la fille, sur ses fesses dodues et rebondies de trop bonne vivante, dans un cri qui la signale aux chasseurs hilares : il la verront batailler pour se redresser, inconsciente de leur présence encore, ridicule avec sa tunique retroussée sur ses fesses roses, sa tunique collée par l'eau et la sueur, dévoilant son anatomie généreuse, ses seins lourds et ses aréoles brunes, gourmandes comme du chocolat...
Ils sont sadiques les chasseurs : ils attendront qu'elle se sente en sécurité sur la berge pour lancer le filet alourdi de pierres et les bolas qui saisiront ses chevilles pour la faire tomber encore, le nez dans la boue cette fois. Empêtrée dans les mailles de corde, elle se débat en vain, comme un gros insecte retourné sur le dos par un bon coup de vent ou un gamin joueur. Ils l'encerclent, et elle gémit... La proie est captive, c'est la curée...
Jeu 24 déc 2009
3 commentaires
ben alors! on veut la suite!
juju - le 04/01/2010 à 23h37
Entièrement d'accord !
Pri - le 05/01/2010 à 07h06
Nan mais c'est qu'ils réclament les morfales! :D
Y a paaaaaaaas de suite...pffff... Bon, d'accord... Pas encore... Mais d'abord j'dois finir les autres trucs que j'ai commencés.
Y a paaaaaaaas de suite...pffff... Bon, d'accord... Pas encore... Mais d'abord j'dois finir les autres trucs que j'ai commencés.
Kireseth
Coucou c'est moi ^^
Très troublante lecture merci
Très troublante lecture merci
Pornographe Zéro - le 03/02/2010 à 21h06
Ah ben, coucou c'est moi alors! 
Je sens qu'on va lancer une mode.......
Ravie de te croiser sur mes ptites pages.
Je sens qu'on va lancer une mode.......
Ravie de te croiser sur mes ptites pages.
Kireseth