Sadèmes, nouvelles sado-masochistes


Il était une fois un jeune homme, à peine adulte, qui n'avait pour seule famille que sa mère qu'il aimait plus que tout et sa grand-mère. Sa famille étant très pauvre, la mère devait habiter en ville avec son fils, pour travailler de nuit dans les cuisines du château royal, et la grand-mère vivait donc seule de l'autre côté de la forêt dense et effrayante où le Roi chassait.

Un jour que le jeune homme ne travaillait pas (il était palefrenier dans les écuries), sa mère lui commanda de porter à sa grand-mère un petit pot de beurre frais et une quiche que la Reine n'avait pas mangée. Le jeunot se mit donc en route, après avoir promis de ne pas s'écarter du chemin et de se méfier des loups et des autres bêtes de la forêt.

Il gambadait donc, guilleret, sur le chemin, ne s'en écartant pas mais se penchant pour cueillir de ci, de là, des fleurs pour sa mère-grand, des jonquilles et des jacinthes sauvages qui foisonnent au mois d'avril.

C'est ainsi qu'il croisa une louve, adossée lascivement à un rocher, et qui siffla à son approche en se léchant les babines...

"Hola jeunot, que viens tu donc faire ici dans cette forêt? Ne sais-tu pas qu'elle est dangereuse pour les jeunes hommes appétissants de ton espèce?"

Le garçon se mit à balbutier tant la louve était belle et sensuelle, il n'avait pas l'habitude de femelles aussi franches et aussi délurées :

"Je...je...vais...voir ma ...grand-mère... Je..."

Il inspira à fond, pour se sortir de la tête les images qui lui venaient, toutes plus lubriques les unes que les autres, et inspira à fond :

"Je dois y aller et je ne dois pas quitter le sentier, et ne pas parler aux inconnus ni me laisser séduire par les bêtes de la forêt!"

Et le voilà reparti, et cette fois il regarde droit devant lui et marche d'un bon pas, sans s'arrêter.

Mais la louve le regarde s'éloigner et grogne, avant de disparaitre dans les bois.

Elle connait la forêt comme sa poche et court bien vite, atteignant bien avant le jeune homme la maison de la Mère-Grand. Elle toque à la porte, et quand la vieille ouvre, encore toute endormie, elle renifle :

"Salut mémé, dis-moi... J'viens d'croiser ton petit-fils, là, c'est un morceau de choix! Tu m'avais caché ça, dis-donc!"

C'est qu'elles prennent l'apéro ensemble tous les samedi, et que parfois elles tapent le carton avec le chasseur , un sacré gaillard celui-là aussi... Alors elles sont plutôt bonnes voisines. Et la Mémé de répondre :

"Le petit Colas? Peuh, il est tout jeunot encore, à peine a-t-il du poil au menton!"

"Que nenni! Il en a et il a de beaux bras bien forts!"

"Hum...à force de manier la fourche, et d'étriller les chevaux du Roi sans doute... Alors comme ça tu t'intéresses à lui?"

"Ouais...je me suis pas mis de chair fraiche sous la dent depuis un moment et celui-là..."

La Grand-Mère éclate de rire en voyant les yeux brillants de la louve :

"Allez va, j'ai compris. J'vais toquer à la porte du chasseur, des fois qu'il ait comme une envie de s'amuser, et j'te laisse recevoir Colas à ma place, et amusez vous bien!"

La Louve se frotte les pattes et enfile une des chemises de nuit de la Mamie, un truc tout sexy en dentelles noires, avant de cacher sa tête sous un loup en satin, et de s'allonger sur le lit dans une posture évocatrice.

Colas s'en vient toquer à la porte et la louve déguise sa voix pour l'inviter à entrer. Dans la pénombre, il distingue tout juste la silhouette sur le lit, et pense que c'est sa grand-mère qui fait la sieste. Il dépose sur la table le petit pot de beurre et la quiche dans leur panier, et s'approche :

"Eh bien, comme tu as la voix rauque Mère-Grand!"

"C'est que j'ai attrapé un petit rhume mon chou, ça arrive à mon âge, vois-tu?"

"Comme tu as de grands yeux aussi..."

"C'est pour mieux te voir mon enfant." 

Elle pose sa patte sur le bras du jeune homme :

"Et comme tu as de longs ongles!"

"C'est pour mieux te griffer, mon enfant, comme ceci..."

Elle griffe le bras, puis le flanc, puis les cuisses du jeune homme, lacérant ses vêtements et ronronnant presque de désir. Il gémit, mais se laisse faire, surpris mais sachant bien que sa mamie a la réputation d'être un peu spéciale. Il voit briller ses canines dans le noir et dit :

"Comme tu as de longues dents, Mère-Grand"

"Oui hein? C'est pour mieux te mordiller, tu vas aimer ça, que je te mordille!"

Et elle entreprend de mordre l'épaule, puis les tétons délicats après avoir déchiqueté la chemise du garçon, et enfin, les fesses fermes, et musclées... Et le garçon affolé de constater que le traitement n'est pas sans effet sur toute autre partie de son anatomie...

Puis la louve ricane :

"Qu'as-tu donc apporté à ta mamie mon petit... Du beurre? Mais en voilà une bonne idée, je vois déjà à quoi il va servir... Quand à la quiche? Nous la mangerons après, lorsque j'en aurais fini avec toi!"

Et alors qu'elle se saisit dans l'armoire à glace d'un concombre croquant, et du petit pot de beurre, le jeune garçon voit enfin à qui il a affaire, et gémit...

Lorsque le chasseur et la grand-mère s'en revinrent à la chaumière, ils trouvèrent la louve et le garçon lovés dans le lit, dans les bras l'un de l'autre.

Et ils ne se marièrent pas et n'eurent pas plein d'enfants, mais prirent l'habitude de boire l'apéro ensemble le samedi et le jeune homme put faire le quatrième aux cartes, pour jouer à la belote c'est tout de même bien mieux.
Mar 10 nov 2009 Aucun commentaire