Sadèmes, nouvelles sado-masochistes
La réception est assez glaciale... Les stagiaires se déversent des wagons dans un grand hall gris et on remet à chacun un cristal-traction qui va le guider vers sa chambre, par une suite de petites
impulsions magnétiques, comme si une petite main les guidait. Pas d'explications ni de comité de bienvenue... Sauf... Honeymoon s'est tournée vers les wagons grand confort d'où sortent les
dominants : on les reçoit avec les honneurs, eux : collation légère, personnel pour porter les bagages et petit mot de bienvenue débité sur un ton convivial et rassurant.
Son cristal traction s'énerve dans sa main, il tire comme un fou, et elle finit par le suivre, agrippant fermement sa sacoche. Elle suit une demie-douzaine de couloirs d'abord larges, et clairs, puis elle entre dans une partie de bâtiment plus sombre, plus étroite, des dizaines de portes à droite, à gauche, des centaines de numéros... Le cristal s'immobilise devant le "24", et Honeymoon n'a qu'à l'appliquer sur le récepteur de la porte pour qu'elle coulisse dans un chuintement.
La pièce est...petite c'est un faible mot : minuscule est plus approprié. Un coin héberge une douche multifonction, le lit est contre le mur du fond, simple couchette sans confort : pas de matelas, juste une planche thermoformable. Un placard contre le mur droit, avec un grand miroir plasma. Au plafond et sur le mur gauche, des anneaux de rétention, Honeymoon avale sa salive.
Elle se force à respirer à fond et s'apprête à ranger ses affaires dans l'armoire : elle va poser sur une étagère un deshabillé en dentelle noire, modèle court, comme prescrit sur la liste quand un bourdonnement s'enclenche et qu'un rayon scanne ses mains.
"Vêtement conforme, veuillez poser l'objet sur la zone éclairée"
Une partie de l'étagère s'illumine : visiblement elle n'aura pas le droit de ranger comme elle l'entend. Une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place : le moindre objet est analysé, et déposé à un endroit précis. Une jupe non conforme lui est refusée, on lui indique de la déposer dans l'ouverture à coté de l'armoire : sur le mur, un conduit vient d'apparaitre, elle y jette la jupe avec quelques remords, la voix lui assure qu'elle la récupèrera après son départ.
Enfin, le rangement est terminé, ne restent que deux objets personnels : le miroir que sa mère lui a offert quand elle est devenue majeure, et un collier, offert par son père la veille, un collier en cuir noir tout simple. Un collier de soumission.
La voix insiste :
"Déposez les objets non règlementaires dans le conduit à droite, ces objets vous seront retournés à votre départ."
Honeymoon demande, prie... rien n'y fait. Sur un ton toujours aussi neutre, la voix fait :
"Indiscipline enregistrée. Punition en cours."
Elle soupire, mais avant qu'elle ait le temps de déposer le miroir et le collier sur la plateforme aspirante du conduit, la porte de la cellule s'ouvre, et deux hommes vêtus de l'uniforme des employés d'Amantus entrent.
"Soumise 24, le système de surveillance-apprentissage a constaté une infraction disciplinaire. La sanction prévue est d'une heure-standard de rétention et dix coups de martinet. Veuillez mettre vos mains sur le mur punitif de votre cellule et écarter les jambes."
"J'ai obéi, je ne savais pas, je suis désolée, ce n'est pas la peine de me punir, s'il vous plaît, j'ai obéi, j'ai..."
Les deux hommes l'empoignent sans ménagement, la forcent à se relever, la plaquent au mur, où ses mains sont immédiatement immobilisées en croix par les anneaux. Elle entend siffler le martinet et le premier coup la saisit, la douleur la fait gémir. Elle n'a presque pas le temps de reprendre son souffle, les coups tombent avec une régularité d'horloge numérique, elle crie, rien n'y fait. Une fois les dix coups encaissés, la voix se fait entendre :
"Résistance à la punition, cinq coups supplémentaires"
"Noooooooon" Et de cinq de plus, dans des cris déchirants... Les deux hommes ressortent de la pièce et la laissent attachée au mur, le silence la noie, seuls ses sanglots le brisent, et leur écho sur les parois nues et froides.
Elle se calme, recommence à respirer, le choc se dissipe doucement... Elle tire un peu sur les anneaux, solides, même si leur contact ne blesse pas ses poignets puisqu'ils s'adaptent parfaitement à sa morphologie par plasmathermie.
Elle tente le dialogue, explique, s'excuse...
"Je suis désolée, je ne voulais pas mal faire, je vous demande pardon, c'est dur de...de...me soumettre. Ces objets sont des cadeaux de mes parents, je.. j'ai du mal à m'en séparer. Je..."
La voix ne répond pas. Elle panique un peu, monte la voix, supplie qu'on la libère... Rien... Elle sanglote encore, de peur, de colère aussi, d'impuissance... Puis elle pose son visage sur le mur froid et ne pense plus à rien, sauf à rentrer à la maison... Puis même plus à ça.
Alors qu'elle a plongé au fond de sa non-pensée, soudain, les anneaux s'ouvrent, et la voix annonce :
"Punition terminée, Soumise 24, vous devez vous présenter en salle de classe B dans 5 minutes standard, uniforme règlementaire. Suivez votre cristal-traction"
Elle n'a pas le temps de réaliser que plus rien ne la retient et s'effondre sur le sol dans un "ouf", avant de se cogner la tête contre le mur, à s'en faire une belle bosse. Et zut...
Son cristal traction s'énerve dans sa main, il tire comme un fou, et elle finit par le suivre, agrippant fermement sa sacoche. Elle suit une demie-douzaine de couloirs d'abord larges, et clairs, puis elle entre dans une partie de bâtiment plus sombre, plus étroite, des dizaines de portes à droite, à gauche, des centaines de numéros... Le cristal s'immobilise devant le "24", et Honeymoon n'a qu'à l'appliquer sur le récepteur de la porte pour qu'elle coulisse dans un chuintement.
La pièce est...petite c'est un faible mot : minuscule est plus approprié. Un coin héberge une douche multifonction, le lit est contre le mur du fond, simple couchette sans confort : pas de matelas, juste une planche thermoformable. Un placard contre le mur droit, avec un grand miroir plasma. Au plafond et sur le mur gauche, des anneaux de rétention, Honeymoon avale sa salive.
Elle se force à respirer à fond et s'apprête à ranger ses affaires dans l'armoire : elle va poser sur une étagère un deshabillé en dentelle noire, modèle court, comme prescrit sur la liste quand un bourdonnement s'enclenche et qu'un rayon scanne ses mains.
"Vêtement conforme, veuillez poser l'objet sur la zone éclairée"
Une partie de l'étagère s'illumine : visiblement elle n'aura pas le droit de ranger comme elle l'entend. Une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place : le moindre objet est analysé, et déposé à un endroit précis. Une jupe non conforme lui est refusée, on lui indique de la déposer dans l'ouverture à coté de l'armoire : sur le mur, un conduit vient d'apparaitre, elle y jette la jupe avec quelques remords, la voix lui assure qu'elle la récupèrera après son départ.
Enfin, le rangement est terminé, ne restent que deux objets personnels : le miroir que sa mère lui a offert quand elle est devenue majeure, et un collier, offert par son père la veille, un collier en cuir noir tout simple. Un collier de soumission.
La voix insiste :
"Déposez les objets non règlementaires dans le conduit à droite, ces objets vous seront retournés à votre départ."
Honeymoon demande, prie... rien n'y fait. Sur un ton toujours aussi neutre, la voix fait :
"Indiscipline enregistrée. Punition en cours."
Elle soupire, mais avant qu'elle ait le temps de déposer le miroir et le collier sur la plateforme aspirante du conduit, la porte de la cellule s'ouvre, et deux hommes vêtus de l'uniforme des employés d'Amantus entrent.
"Soumise 24, le système de surveillance-apprentissage a constaté une infraction disciplinaire. La sanction prévue est d'une heure-standard de rétention et dix coups de martinet. Veuillez mettre vos mains sur le mur punitif de votre cellule et écarter les jambes."
"J'ai obéi, je ne savais pas, je suis désolée, ce n'est pas la peine de me punir, s'il vous plaît, j'ai obéi, j'ai..."
Les deux hommes l'empoignent sans ménagement, la forcent à se relever, la plaquent au mur, où ses mains sont immédiatement immobilisées en croix par les anneaux. Elle entend siffler le martinet et le premier coup la saisit, la douleur la fait gémir. Elle n'a presque pas le temps de reprendre son souffle, les coups tombent avec une régularité d'horloge numérique, elle crie, rien n'y fait. Une fois les dix coups encaissés, la voix se fait entendre :
"Résistance à la punition, cinq coups supplémentaires"
"Noooooooon" Et de cinq de plus, dans des cris déchirants... Les deux hommes ressortent de la pièce et la laissent attachée au mur, le silence la noie, seuls ses sanglots le brisent, et leur écho sur les parois nues et froides.
Elle se calme, recommence à respirer, le choc se dissipe doucement... Elle tire un peu sur les anneaux, solides, même si leur contact ne blesse pas ses poignets puisqu'ils s'adaptent parfaitement à sa morphologie par plasmathermie.
Elle tente le dialogue, explique, s'excuse...
"Je suis désolée, je ne voulais pas mal faire, je vous demande pardon, c'est dur de...de...me soumettre. Ces objets sont des cadeaux de mes parents, je.. j'ai du mal à m'en séparer. Je..."
La voix ne répond pas. Elle panique un peu, monte la voix, supplie qu'on la libère... Rien... Elle sanglote encore, de peur, de colère aussi, d'impuissance... Puis elle pose son visage sur le mur froid et ne pense plus à rien, sauf à rentrer à la maison... Puis même plus à ça.
Alors qu'elle a plongé au fond de sa non-pensée, soudain, les anneaux s'ouvrent, et la voix annonce :
"Punition terminée, Soumise 24, vous devez vous présenter en salle de classe B dans 5 minutes standard, uniforme règlementaire. Suivez votre cristal-traction"
Elle n'a pas le temps de réaliser que plus rien ne la retient et s'effondre sur le sol dans un "ouf", avant de se cogner la tête contre le mur, à s'en faire une belle bosse. Et zut...
Mar 3 nov 2009
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