Sadèmes, nouvelles sado-masochistes
J'ai demandé... C'est moi qui l'ai voulu, qui l'ai proposé, qu'on joue avec ce miroir. J'aurais mieux fait de me taire, j'aurais dû le voir venir, je sais combien me voir me pèse. Mais j'ai
voulu tenter le coup, me réconcilier avec moi-même. Comme quoi faudrait éviter de faire de la psycho de comptoir, des fois...
Tu ne m'as pas attachée, pas vraiment, juste lié les mains avec ta petite corde de rien du tout, j'aime ça, les mains juste immobilisées. J'ai eu mal, pas énormément, j'avais pas la force, j'étais fatiguée aussi. Alors tu m'as fait mal comme on caresse, comme on chatouille, avec plaisir et avec tendresse, et cette malice qui te caractérise. Je ne me rappelle plus très bien comment on en est arrivés au miroir, sur le coup, il était là, il me tentait, je te regardais dedans, puis tu m'as tirée vers lui, à quatre pattes sur le sol...
Et j'ai levé les yeux, pour me voir... A demie nue, ça encore, c'était rien... Le visage rouge de désir, les larmes aux yeux, de douleur contenue, de plaisir aussi... Cet air chiffonné, un peu hagard...
Je me suis détestée, haïe, rien, rien ne m'attirait là dedans, j'ai eu honte d'être laide, honte d'être tout court.
Tu l'as senti, m'as éloignée, tu as fait ce que tu as pu pour me changer les idées, mais l'image est restée gravée quelque part entre ma rétine et mon putain de coeur, ou mon putain de cerveau, au choix...
Je me hais.
Tu ne m'as pas attachée, pas vraiment, juste lié les mains avec ta petite corde de rien du tout, j'aime ça, les mains juste immobilisées. J'ai eu mal, pas énormément, j'avais pas la force, j'étais fatiguée aussi. Alors tu m'as fait mal comme on caresse, comme on chatouille, avec plaisir et avec tendresse, et cette malice qui te caractérise. Je ne me rappelle plus très bien comment on en est arrivés au miroir, sur le coup, il était là, il me tentait, je te regardais dedans, puis tu m'as tirée vers lui, à quatre pattes sur le sol...
Et j'ai levé les yeux, pour me voir... A demie nue, ça encore, c'était rien... Le visage rouge de désir, les larmes aux yeux, de douleur contenue, de plaisir aussi... Cet air chiffonné, un peu hagard...
Je me suis détestée, haïe, rien, rien ne m'attirait là dedans, j'ai eu honte d'être laide, honte d'être tout court.
Tu l'as senti, m'as éloignée, tu as fait ce que tu as pu pour me changer les idées, mais l'image est restée gravée quelque part entre ma rétine et mon putain de coeur, ou mon putain de cerveau, au choix...
Je me hais.
Sam 24 oct 2009
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